Moliere.com, Imaginarium, Marianne Belgique et pleeeins de bouquins: La foire du Livre de Bruxelles 2013

421810_433535430056907_5561691_n (1)Comme je vous l’avais annoncé, j’étais invitée hier au cocktail d’inauguration de la Foire du Livre de Bruxelles. J’ai pu découvrir la première librairie belge en ligne, boire du champagne à foison, et parcourir les stands de la Foire en avant-première.

Beaucoup de monde se pressait parmi les allées. Des centaines d’exposants, éditeurs, auteurs, maisons d’éditions… Offraient quelques coupes et un accès privilégié à leurs stands.

Y avait quelques gros poissons (ministres, réalisateurs, écrivains) et beaucoup de familles. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas frapper une vieille bique bourgeoise qui râlait de la lenteur de la caisse aux Editions Aden (j’aurais bien dévalisé leur stand d’ailleurs, mais je me suis bornée à acheter Féminismes pluriels de Nicole Van Enis). Elle était ultra désagréable et j’ai trouvé très paradoxal le fait qu’elle s’offrait deux ouvrages sur les poèmes contestataires de Rimbaud. Bref.

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Pour la librairie carolo Molière, c’était un évènement particulier: d’abord, il s’agissait de la première fois que celle-ci participait à la foire du Livre, et surtout c’était la présentation de leur nouveau bébé: Moliere.com.   La première librairie en ligne belge. Le site, très agréable, propose de nombreux thèmes de recherche. Qu’il s’agisse de réservation ou de commande en ligne, ce dernier est très fonctionnel. J’espère qu’il concurrencera les sites tels qu’Amazon et Fnac. Outre l’aspect commercial, le nouveau site Moliere.com s’inscrit dans le tournant décisif que prend la librairie: se défaire de l’image « super-marché du livre » et obtenir une communauté de lecteurs, commentateurs, et consommateurs du livre fédérés autour du site, du blog, de la page facebook et du compte twitter. L’équipe des libraires partage également coups de coeurs et avis sur leurs livres préférés. Une agréable découverte, donc, à qui je ne souhaite que du bien.

Après avoir chipoté pendant quelques minutes sur les bornes mises à disposition, nous nous sommes perdus dans l’Imaginarium. Présenté comme un spectacle sensoriel, l’installation était le fruit d’une collaboration entre le collectif Dirty Monitor (Charleroi), Fabrizio Borrini, Roberto Cassol et Karl M. pour la musique. Le cross-over entre musique, mapping et mixage vidéo, centré autour de la BD, était particulièrement fascinant.

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Beaucoup plus terre à terre, un petit tour au stand Marianne Belgique nous a permis de consulter la maquette du nouvel hebdo belge qui se veut détaché de toute tendance politique ou syndicale. Indépendance, irrévérence, intelligence: voici les maîtres-mots de ce nouveau magazine belge. Pascal Vrebos, directeur de la rédaction, dirige une équipe dynamique bien décidée à s’attaquer au défi que constitue la création d’un nouvel hebdomadaire en période de crise.

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Déjà disponible sur tablette, le premier numéro sera disponible samedi à la foire du Livre et en kiosque dès le 9 mars.

Soirée très agréable, donc, qui se soldera probablement par une seconde visite afin de profiter des stands dédiés à la BD et au roman noir, stars de la Foire 2013.

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EDIT 11/03/2013 : Actuellement, le site internet de Marianne Belgique est sous format blog, ce qui lui permet d’ailleurs d’y poster informations, scoops et news plus « rapides ». Lors de la présentation du projet à la foire du Livre, samedi dernier, j’ai pu demander à Pascal Vrebos si un site d’information était en projet; c’est le cas mais non pas un site d’information généraliste comme le Soir ou RTBFinfo. Marianne Belgique sera bien présent sur le net mais les informations seront payantes. L’indépendance du journal dépend donc des lecteurs (peu de pub, pas de produits ‘dérivés’).

J’ai également eu la joie d’apprendre que Marianne vise le même type de lectorat que son homologue français: relativement jeune, instruit, cultivé, mais pas que. Marianne se veut impertinent et accessible à tous. Elle veut susciter la réflexion. En sortant le samedi, l’hebdomadaire cible et combat l’instantanéité qui détériore souvent la qualité de l’information.

La variété des chroniqueurs, leurs origines et obédiences diverses (Nicolas De Decker, Pierre Jassogne, David Leloup, Michel Henrion, etc) , assurent ainsi la teneur du journal qui, comme le Peuple fut le dernier en son temps, se veut un journal d’opinion. Non pas d’une seule opinion, mais des opinions. Un projet audacieux donc, mais qui, s’il s’avère viable, jette un pavé dans la marre de l’uniformité de la presse belge. Je suis bien entendu conquise et je suivrais avec beaucoup d’intérêt l’aventure Marianne Belgique.

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