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Culture

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La danse contemporaine ne semble pas, au premier abord, très accessible au grand public. On dit que ses codes sont « obscurs » ou « abstraits », qu’il faut absolument posséder un certain bagage culturel pour y accéder, que c’est « trop compliqué »…
Pourtant les spectacles qu’elle propose, les œuvres qu’elle provoque, sont aussi variés et divers que dans la musique ou le théâtre. C’est que, justement, la danse contemporaine aime briser les codes, les décortiquer, les ré-interpréter. Qu’ils soient de ceux qui régissent les corps, ou de ceux qui régissent le divertissement. A l’ère des transmedias, Hors-champ de la compagnie Michèle Noiret en est un exemple frappant.

A Charleroi Danses, institution carolo qu’on ne présente plus, on aime brouiller les règles de la danse. La danse n’est plus seulement un vecteur d’émotion, elle est aussi le support d’autres formes d’art et d’expression. Le spectacle du samedi 22 novembre n’échappait pas à la règle.

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Au fil des ans, la Biennale de Charleroi Danses s’est élevée au rang des temps forts de la Ville carolo.

Cette année, c’est une programmation riche et éclectique qui est mise à l’honneur, avec comme pierre angulaire le Rite du printemps de Stravinsky.

En 1913, la population médusée du Théâtre de l’Elysée à Paris assistait à la chorégraphie novatrice de Nijinsky, bousculant les codes jusque là bien établis de la danse classique. Les spectateurs de l’époque ne surent déceler le génie dans la pièce qui leur était proposée. Pourtant, le spectateur d’aujourd’hui est-il forcément plus ouvert et réceptif aux oeuvres contemporaines que ses prédécesseurs?

 

 

C’est la question qui se posera en filigrane de la Biennale. Faire travailler nos méninges et notre esprit critique, (re)découvrir des grands noms de la chorégraphie (Trisha Brown, par exemple, nous proposera un extrait de ses Early works et certaines oeuvres postérieures) ou des créations inédites qui bousculent, questionnent, remettent en question un art qui reste juste ici peu accessible pour le grand public, voici ce que nous propose l’équipe de Charleroi Danses et ses artistes associés.

Si le Sacre originel sera, bien entendu, rejoué, il est surtout un prétexte, un point de départ pour de nouvelles créations (David Wampach, Dominique Brun,…). Les jeunes publics, quant à eux, ne seront pas en reste (Maria Clara Villa Lobos). D’autres pièces belges et étrangères abordant des thèmes variés mais remettant toujours en question le mouvement, sont également au programme (Louise Vanneste, Gwendoline Robin, Anton Lacky, Caterina Sagna…).

Biennale 2013, du 12 au 30 novembre 2013

à Charleroi, Mons, Liège, Bruxelles (mais surtout à Charleroi!)

Tarifs:  normal 12€ / réduit 8€ / groupe 5€

 Info & réserv. : +32 (0)71 20 56 40
www.Charleroi-Danses.be

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Charleroi, un mercredi soir. Une foule hétérogène se presse devant l’Eden. Les spectateurs du jour sont des étudiants, des professeurs, des trentenaires.

Dans quelques minutes, ils iront prendre possession de leurs sièges, dans la grande salle noire. Devant leurs yeux intrigués, puis amusés, se déroulera un étrange ballet de tables et de chaises de bureau sur fond de cours de la bourse et d’élevage intensif de poussins.

Les danseurs portent des cravates douces (très douces !), des tailleurs bien coupés. Ils sont banquiers. Traders. Analystes de compétence. Managers. Ils manient la vulgate monétaire avec aisance. Devant les spectateurs ébahis, la boîte de Pandore est ouverte : ils découvrent tout ce que leurs banquiers ne leur avaient jamais dit. Où va l’agent lors d’un investissement ? Que signifient obligation, action, SICAV ? Quelles sont les coulisses d’une opération bancaire parfois trop abstraite ou opaque ?

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Chaque acteur possède un portefeuille rempli de mots. Avenir/transparence/éthique/argent/diversifié/projet/investir… C’est une chanson presque absurde qui est provoquée par leur répétition. Parfaitement interchangeables, ces mots servent à troubler le client. « Faites-moi confiance », implore presque le banquier. Le client, confus, opine du chef. « Investir, c’est aussi faire confiance ». Il est convaincu.

La démonstration continue, elle est implacable. Un contremaître en combinaison jaune poussin (un hasard ?) se heurte aux divagations absurdes d’un trio en costumes-cravates. « Si on supprime le garde-corps et que l’on bouge la desserte – oui, la desserte ! – on gagne cinq mètres de moins. Cinq mètres de moins fois le nombre de jours ça fait (…) une augmentation de 7% des profits pour l’entreprise ». Ouf.

Tableau final. Réunion de team. L’équipe est assise autour d’une bouteille de vin et de toasts au curry. Un énorme compte à rebours égrène les secondes. Et si… Et s’ils allaient à la cour de la Haye ? Et si on reconnaissait l’existence du crime économique ? Le gong sonne. C’est la fin. Départs précipités. Mais sans oublier… La bouteille de vin.

Money remet en question les mécanismes financiers, du compte d’épargne au fond d’investissement. Il démontre, avec une logique glaciale, les pratiques absurdes qui mènent au toujours plus. Il questionne et interpelle sur le vide juridique (énorme) dont profitent les organismes financiers.

On pourrait reprocher une certaine répétition des scénettes, des acteurs parfois statiques entre deux ballets de chaises. Mais si la pièce est parfois inégale, force est de constater que la démonstration reste percutante.

MONEY de Françoise Bloch
Avec Jérôme de Falloise, Benoît Piret, Aude Ruyter et Damien Trapletti.
Du 22 au 24 octobre à l’Eden.

Pour la première fois, l’émission impertinente de La Première, On n’est pas rentré, se déroulera en dehors des studios et au sein d’une ville wallonne!

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Le 7 juin, c’est l‘Eden, centre culturel dilettante bien connu des cultureux carolos qui accueillera toute l’émission. Au programme, le plus hipster des bourgmestres, Paul Magnette, Olivier Monssens et son équipe: Alex Vizorek, Pierre Kroll, Myriam Leroy, Dominique Watrin et Raoul Reyers.

Après le direct, vous êtes invités à prendre un verre aux désormais célèbres Afterworks Square. En guest Alexandra Vassen et Arnaud Quittelier. Animations visuelles : Untitled structures.

❖ DJ Sets :
17.00 – 18.30 – « Cocktail Party Loundge » – Alexandra Vassen (RTBF)
18.30 – 20.00 – « On n’est toujours pas rentré ! » – Arnaud Quittelier (RTBF)
20.00 – 23.00 – Bronco Billy
23.00 – 02.00 – Dorian

Et c’est à l’Eden que ça se passe!

  • Blvd J. Bertrand 1 – 6000 Charleroi
  • Début de l’émission: 15h30 – Afterwork : 17h00
  • Entrée gratuite, mais réservation indispensable pour assister à l’émission: au plus tard le mercredi 5 juin par courriel à deborahv@charleroi-culture.be ou au 071/202 995.
  • Event Facebook

 

Edit : Vous pouvez réécouter le podcast de l’émission ici.

Il y a quelques temps, je vous avais proposé une playlist neofolk/neoclassique, dans laquelle j’avais fait figurer quelques titres de dark ambiant. Je récidive avec un morceau que j’apprécie particulièrement.

Coph Nia est une formation dark ambiant signée sur le label culte du genre Cold Meat Industry. Fondée dans les années 2000, leur musique est marquée par un intérêt profond pour la tradition magique occidentale et particulièrement l’oeuvre d’Aleister Crowley, le célèbre occultiste britannique.

La plupart des morceaux de Coph Nia sont agrémentés de récitations du Livre de la Loi, bible de son système philosophique, connu particulièrement pour « Fais ce que Voudras sera le Tout de la Loi » , inspiré de Rabelais.

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Jeunes et moins jeunes, vous avez au moins une fois vibré sur du Joy Division. Vous avez tous lu du Baudelaire, les yeux cernés de noir, hochant la tête sur She lost control. Vos mères sont tombées amoureuses de Ian Curtis, vos pères l’ont adulé au même titre que David Bowie. Peut-être même ont-ils continué à danser sur New Order. Impossible de le nier, Joy Division est un monument de la musique rock. On ne compte plus les formations actuelles inspirées par le groupe anglais.

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En quatre ans, quatre ans de galère, quatre ans de succès et de hauts et de bas, Ian Curtis et ses potes ont marqué durablement la musique. En filigrane de l’oeuvre musicale du groupe, l’épilepsie et le mal-être du chanteur (sans qui, probablement, le groupe n’aurait jamais été aussi bon), leur musique est considérée comme pionnier du post-punk et de la new wave. En 1980, à l’âge de 23 ans, Ian Curtis se pend. Il aura eu une femme, une petite fille, une relation ambigüe avec une journaliste belge, et de nombreuses déconnades.

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Dans le cadre des Ciné Music Session (2012-2013), le biopic encensé par la critique d’Anton Corbijn, qui relate la naissance et la mort de Joy Division, sera diffusé au Ciné le Parc (Charleroi) le 25 avril à 20h30. La photographie bien léchée en noir et blanc, la reprise de Shadowplay par The Killers, la bande originale de malade… En font un must-see pour tous les fans du groupe et les cinéphiles.

Control, d’Anton Corbijn

Le 25/05/2013, 20h30

Event facebook ici.

La projection sera suivie d’un drink musical. Réservation et infos supplémentaires: 071 31 71 47.

Amateurs de cinéma, aujourd’hui commence la 22ème édition du Festimages. Festival consacré au court métrage, organisé par la Haute Ecole Provinciale Condorcet, celui-ci se déroulera du 13 au 15 mars, au Cinéma le Parc et au Vecteur, à Charleroi.

Créé en 1992 par des étudiants de la HEPH, avec l’aide de deux professeurs (Martine Vandries et Pierre Duculot), ce qui n’était qu’à la base qu’une soirée est désormais devenu un festival incontournable pour les aficionados de culture carolo. Trois jours de projections, des séances pédagogiques destinées aux jeunes, des ateliers et concours promeuvent et mettent à l’honneur le court métrage et les écoles de cinéma belge. Le Festimages tente également de sensibiliser le public et lui offrir des productions de qualité.

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Cette année, la soirée d’ouverture est dédiée au réalisateur gantois Peter Monsaert. Son premier long métrage Offline sera diffusé et une séance de discussion-débat aura lieu avec le réalisateur.

Jeudi, ce sont les maladies mentales et la folie qui seront mises à l’honneur au Vecteur, dans le cadre du projet La Folle Echappée, collaboration entre la Médiathèque et le club Théo Van Gogh de Charleroi.

Vendredi, la soirée de clôture sera l’occasion de visionner le Cri du Homard de Nicolas Guiot, la projection suivant la remise des prix. Une soirée festive est également au programme.

En 22 ans d’existence, le festival a vu passer Yolande Moreau, François Damiens ou Benoît Poelvoorde qui sont, depuis, devenus de vraies vedettes du petit et grand écran. Un festival inévitable, donc, pour les amateurs de cinéma belge!

Programmation complète du festival : ici.

Informations pratiques:

Ciné le Parc
Rue de Montigny 58, 6000 Charleroi
071 31 71 47

Le Vecteur
Rue de Marcinelle 30, 6000 Charleroi
071 27 86 78

Tarifs
Séance: 5€*
Full pass : 10€

*(prix étudiant : 2,5€ sur présentation de la carte étudiant)

421810_433535430056907_5561691_n (1)Comme je vous l’avais annoncé, j’étais invitée hier au cocktail d’inauguration de la Foire du Livre de Bruxelles. J’ai pu découvrir la première librairie belge en ligne, boire du champagne à foison, et parcourir les stands de la Foire en avant-première.

Beaucoup de monde se pressait parmi les allées. Des centaines d’exposants, éditeurs, auteurs, maisons d’éditions… Offraient quelques coupes et un accès privilégié à leurs stands.

Y avait quelques gros poissons (ministres, réalisateurs, écrivains) et beaucoup de familles. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas frapper une vieille bique bourgeoise qui râlait de la lenteur de la caisse aux Editions Aden (j’aurais bien dévalisé leur stand d’ailleurs, mais je me suis bornée à acheter Féminismes pluriels de Nicole Van Enis). Elle était ultra désagréable et j’ai trouvé très paradoxal le fait qu’elle s’offrait deux ouvrages sur les poèmes contestataires de Rimbaud. Bref.

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hesse-le-loup-des-steppes« A ces journées d’agonie de l’âme, à ces âpres journées de vide intérieur et de désespoir où, au beau milieu d’un monde détruit, exploité par les sociétés anonymes, l’univers des hommes et leur prétendue culture apparaissent à chaque seconde dans leur splendeur de pacotille, mensongère et vulgaire, grimaçant comme un personnage répugnant dont l’image se concentre dans l’esprit malade jusqu’au comble de l’insupportable »

Considéré par beaucoup comme le premier roman existentialiste, le Loup des Steppes est un ouvrage essentiel de la littérature allemande du XXème siècle. Paru en 1927, interdit sous le régime nazi, le Loup des Steppes est avant tout l’histoire d’un homme qui cherche le sens de sa vie.

***

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Un léger teasing pour vous faire patienter.

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En attendant, je remercie la Librairie Molière qui inaugurera en grandes pompes son tout nouveau site internet et fêtera le passage à l’ère numérique de l’institution carolo en bonne et due forme à la Foire du Livre de Bruxelles.

Réunion de producteurs et consommateurs du livre du monde entier, la Foire du Livre de Bruxelles célèbre et rapproche les différents acteurs du livre.

Avis aux amateurs de littérature, l’édition 2013 verra apparaître un tout nouvel espace spectaclo/sensoriel consacré à la BD. La littérature espagnole et le roman noir (sous toutes ses formes) seront également les héros de la foire.

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Foire du Livre de Bruxelles
Tour & Taxis
du 7 au 11 mars
Site web

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